Le provisoire permanent

2011-2012

Site-specific installation in the construction site, photo, journal, text

This project has been done as part of the Urban Research Atelier since October 2011 on the real active construction site called ETAMAT, the old establishment of material of construction of the city of Dijon in France. There were works everywhere to build the tramway in Dijon in 2011 and ETAMAT is used for storing materials. At the same time, the military buildings were demolished and broken, they became again materials to build the new city.

The project called « Le provisoire permanent » (The Permanent Temporary) was done at the time of this provisional situation. I went to this site in permanent transformation for 8 months. I took photos of the construction site, wrote a diary and texts and made a site-specific installation.

On the theme « Voluntary and involuntary », I made a gest with a puddle of water. I picked rubble from the site, brought it, and put it along the puddle. The undulation of the earth and the trace of heavy machines mark the ground. It rains all the time in winter in Dijon, and the puddle was a present element but at the same time subjected to bad weather, temperature and humidity. The puddle and fragments never kept the same state. I recorded the changing contours of this installation over the months and I realized my experience, repeating this gest influenced by the elements of nature, the workers and me. This is the question of subjectivity in relation to the words « create » and « will ».

On April 16, 2012, with twenty students, we had the opportunity to open ETAMAT to the public. I showed these traces as a work. This monumental work created another landscape together combined between installation and surrounding landscape, which takes a role to make a visitor to feel construction site closer.

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(FR) Ce projet a été fait dans le cadre de L’ Atelier de Recherche Urbain depuis Octobre 2011 sur le vrai chantier actif qui s’appelle ETAMAT, l’ancien établissement de matériel de construction de la ville de Dijon. Il y avait des travaux partout pour construire le tramway à Dijon en 2011 et ETAMAT est utilisé pour le stockage des matériaux. En même temps les bâtiments de militaires sont démolis et brisés, ils redeviennent des matériaux pour construire la nouvelle ville.

Le projet qui s’appelle « Le provisoire permanent » a été fait au moment de cette situation provisoire. Je suis allée sur ce site en transformation permanent pendant 8 mois. J’ai pris des photos du chantier, écrit un journal et des textes et réalisé une installation in-situ.

Sur le thème « Volontaire et involontaire », j’ai marqué d’un geste une flaque d’eau. J’ai choisi des gravats récupérés sur le site, je les ai apportés et je les ai posés le long d’une flaque d’eau. L’ondulation de la terre et la trace des grands engins marquent le sol. Il pleut tout le temps en hiver à Dijon, et la flaque d’eau était un élément présent mais en même temps soumis aux intempéries, à la température et à l’humidité. La flaque et les fragments n’ont jamais gardé le même état. J’ai enregistré les contours changeants de cette installation au fil des mois et j’ai réalisé mon expérience, répétant ce geste influencé par les éléments de la nature, les travailleurs et moi. C’est la question de la subjectivité par rapport aux mots « créer » et « volonté ».

Le 16 Avril 2012, avec une vingtaine étudiantes on a pu profiter d'une occasion pour ouvrir ETAMAT au public. J’ai montré ces traces comme une oeuvre. Cette oeuvre monumentale fait relier l’oeuvre au paysage des environs. Et il aide les visiteurs à regarder de plus près ce lieu provisoire qu’est ETAMAT.